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Society

Haïti, face aux cicatrices de la crise

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Ce début de semaine à Léogâne, comme presque partout, la vie semble reprendre son cours normal.

Ce début de semaine à Léogâne, comme presque partout, la vie semble reprendre son cours normal. Les banques financières, le commerce, d’autres institutions privées et publiques ont rouvert leurs portes. Par contre, les établissements scolaires n’ont pas pu réussir jusque-là ce retour à l’ordinaire.

Les gens affluent fortement vers les bureaux de transfert, où d’énormes embouteillages sont remarqués. Le taux de change du dollar américain (de fait) qui avait chuté au cours de la semaine “lock” se rapproche de celui d’avant la crise. 75 gourdes pour 1 dollar américain, est la barème autour de laquelle gravite le taux affiché par les différents bureaux. Certains d’entre eux vont jusqu’à 80 gourdes pour un dollar.

Pour le Jeune Économiste Yvensho Raymond, il s’agit d’un problème de liquidité. “La gourde ne circule pas parce que les banques étaient contraintes de fermer leurs portes. Cependant, la population est dans l’urgence de se procurer des produits de première nécessité. Il y a donc beaucoup de spéculation sur la gourde à cause de la forte demande. C’est une pure logique capitaliste, la gourde devient rare, donc sa valeur augmente. Le marché s’occupe de fixer son prix”, explique-t-il.

D’un autre côté, le prix des produits de première nécessité galope. La petite mammite de riz passant de 50, d’avant la crise à 60 ou 65 gourdes et le bidon d’huile qui atteint jusqu’à les 85 gourdes, comparativement  aux 50 gourdes d’avant, illustrent cet état de fait. Sans oublier le petit sachet d’eau qui se vend jusqu’à 3 pour 10 gourdes. « J’achète le paquet à 125 gourdes. C’est presque le double du prix d’avant la crise », nous a confié une dame, marchande détaillante.

Il faut noter que le Premier Ministre, dans son adresse à la nation du samedi 16 février dernier, promet de faire passer le prix de la petite mammite de riz de 50 à 35 gourdes au cours de la semaine. Entre-temps, c’est l’inverse qui est constatée dans les marchés à Léogâne. « Le PM ne pourra pas tenir promesse », affirme un grossiste, propriétaire d’un magasin au principal marché public de Léogâne.

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Diery Marcelin

dierymarcelin@yahoo.fr

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